Passagères Solo

Trois femmes, un même éclat de caillou luisant, trois époques, pour tout héritage un petit livre manuscrit que ferme un lacet de cuir, trois destins transitoires, des traces de mains laissées au passage sur une paroi où sont figées des images qui semblent bondir, trois vies d'errance ignorant encore les résonances qu'elles éveilleront au long des millénaires…
D’écho en écho ces "
p a s s a g è r e s" tantôt rêveuses, tantôt fiévreuses, tantôt impétueuses, nous parlent, nous troublent, nous émotionnent et nous transmettent, sans y avoir l'air d'y toucher, un message immémorial.

Tout commence, sur une place, dans un village, tout près d’un fleuve. Un rire fend l’air. Celui d’Olga. C’est là que je la vois pour la première fois. Un monde à elle toute seule .À géométrie variable. Sa maison : la caverne d’Ali Baba! Y a un coffre : quand tu l’ouvres…il neige! Et parfois, elle me lit un petit poème de Norge à Baudelaire et l’air devient beaucoup plus léger…



Anciens cailloux semés par maints Poucets
nos mots sont pâles reflets
des contes des mille et une vie
Miroirs éclats de notre ADN

L’horizon se rapproche, les couleurs changent
le matin plein de lumière s’étonne

Au loin, quelqu’un nous fait signe
Une langue invisible traverse le temps
Une barque de pierre au drapé bleu dépose la
Passagère.



Écriture, Récit : Bernadéte Bidaude

Regard :
Jean-Louis Cousseau

Lumières :
Jessy Ducatillon