Traces - Le dernier mot d’un vers

Création 2019/2020 en cours…







Archipel’les

pour Sistas

SISTAS réunit débutantes, chercheuses, exploratrices pour une catharsis inédite d'aventurières inconnues ou reconnues, une tribu ouverte qui pose la question de l'ambiguïté et de la puissance du féminin dans la création. Les textes qui suivent ont été crées pour lors des rencontres Sistas de 2018 et 2019.


Entrées libres : de chair, de sang, d'esprit

À chaque entrée,
se déploient les plans :
nos palais intérieurs
de fils, de fer, de sable, de poussière

Couronnée de ficelles d’or,
l’empourprée Sista raconte mille et une nuits.
Histoires sans âge, le cœur bat.
Et toujours ce sang qui ne veut pas se taire

Cerclées d'un moucharabié de fer,
des ombres enchâssent le récit de la chair.
L'armure de toile sanglée d'alvéoles
prépare son voyage intérieur : à vos marques, prêtes…?

Tendu dans sa robe de lumière,
un tremblement dans l'eau murmure nos contes intimes.
Et de la ronde éblouie de l’onde s’élèvent des voix :
esprit es-tu là ?

Remonter la mémoire
pierre après pierre
qu'apparaissent
trace après trace
les miroirs éclats de notre ADN
tous les possibles

De chair, de sang, d’esprit, nous irons libres







pour Vi Indigaïa


Tel le ciel, le vivant, l’ouvert
re-née
ré-enchantée
tu tangues.

Sacré dérangement au pays des histoires.
Dans un grand silence,
un cœur squelette attend.
Vagabondage du corps
qui se perd qui se tord
qui spirale et s’étonne.
Un silence, un souffle, un mot,
voilà la chair à nouveau
sur la délicate armature du cœur
et toujours ce sang qui ne veut pas se taire.

Tel le ciel, le vivant, l’ouvert

Ta joie d’être cet arbre de gestes.
Tes yeux posent sur les jours de nouvelles promenades.
Au pays de l’ourse princesse,
des chorégraphies-cadeaux où tu chantes à tue-tête
des paroles qui se couchent l'une près de l'autre pour se tenir
alors le corps est le monde. *


Tu audaces
en haute-voltige.
tu prépares en toi
ton ultime essence.
Ce qui sort de toi
ce troublant émoi
c’est ta danse
c’est ta voix.

Floraison qui te lie au monde.

Tel le ciel, le vivant, l’ouvert

*
clin d’œil à Henri Meschonnic




pour Christine Horman



Plonger dans le bain de Mélusine.
Devenir sa sœur.
Trouver le peigne magique,
démêler le cœur trahi
par loyauté tragique.

Par quelle promesse
se joue l’histoire.

De quel secret
nait la malédiction.

Par quel chemin
se noue le sort,
par quel mot de passe
dénouer le corps .

 moi, sœurs louves, ourses, serpentes…
que vos aiguillettes enserrent toute jalousie,
que cesse enfin l’étreinte de ma solitude,
qu’éclatent les bulles ensilencées,
que je sois sorcière comme les autres.

Plonger dans le bain de Mélusine.
Devenir sa sœur.
Et découvrir que chaque peau de femme est une histoire sans âge,
une histoire connue ou inconnue
toujours inattendue.





pour Aline Hemagi Fernande, Michèle Bouhet, Pôm Bouvier-B



Énergie en archipels filles
Improvisation en bandoulière femmes
vous écoutez les battements du chœur suspendus filles-femmes

1, 2, 3
nous irons au bois
4, 5, 6
cueillir sons, paroles, voix folles et vives
7, 8, 9
espérer la rencontre entre lumière et ombre
10, 11, 12
le monde tangue étrange oscille et s’éprouve

D’un pied, de l’autre, vous êtes en quête,
avec pour viatique métamorphose, mouvance et mémoire.
Aux aguets vous traversez des contrées inédites :
de tourbillons d’extases orageuses et musicales
en volutes d’incertitudes en rappel…

Changement de direction !
Toutes trois devant le miroir dans l’attente, à nouveau vous songez…
et voilà qu’une chorégraphie émerge

Vous êtes à la fête :
sous vos yeux se dévoilent
des éclats d’histoires qui se déploient comme étoffes peintes,
des couches colorées chevauchent les motifs veinés des récits,
des personnages à tête animale vous regardent.

La pensée file.
La parole tressaute.
Le cœur bat.

Derrière les masques : qui sommes-nous ?







pour Anne Borlée




Tisser l’obscur.

Arrêt sur images.

S’asseoir au bord du monde,
vent en bandoulière,
ne plus rien savoir.


En route sur le chemin des mots-clés,
des sens oubliés, des visions interdites,
avec une furieuse envie d’en découdre.

Pister dans l’obscur l’écho de nos rites païens.
Débroussailler les fonds marins de nos imaginaires détournés.
Gratter le vernis des statues victorieuses.
Revisiter l’archéologie de nos échos passéistes en éco-féminisme.


Arrêt sur images.

Attendre la vision.

Retrouver l’histoire-racine,
celle qui empêche toute emprise .
Retrouver nos dragonnes, nos fourrures, nos écailles,
nos peaux d’herbes folles, nos corps retrouvés.
Nous irons fières, sensibles, végétales et animales,
tisseuses clairvoyantes de l’obscur.

Sistas en poésie

Sistas polythéistes

Sistas




pour Myriam Pellicane





Là-bas, dans la vallée où habitent les plaintes
un mouvement sous l’écorce.

Un vaisseau fantastique jaillit.
À sa proue la mariée du vent,
Léonora Carrington

Avec elle, un permis de circuler dans les deux sens est accordé.

Chauffer le lait des rêves
de sa vie intense,
de son mystère,
de sa subversion.

Inverser, renverser les images,
déchirer, briser les nuages,
soulever les portes de pierre,
et toujours ce sang qui ne veut pas se taire.

Hyène en soif d’absolu,
mystères d’entailles,
cris de rocaille,
aiguisent la soif indicible
de la colporteuse d’image.

Signatures inconnues,
empreintes digitales,
passion des limites,
éprouvent notre reconnaissance,
notre connaissance,
notre naissance,
notre néant







pour Marion Minotti




Délicatement l’ongle du pouce fend la robe.
Échappées belles des perles vert tendre
de la bouche vorace d’une femme poisson.
Entendez-vous le swing de l’écho sage
des petits pois de senteur marine ?

Bourdonnement à l’oreille,
quelque chose déborde.

Dans le chaudron de cuivre magique,
des doutes et des désirs,
Bouille l’amour bouille.
Rebonds légers dans la bassine de tes lisières
tu chantes.
Au perlé
tu chuchotes
Et voilà qu’au ruban
tu te tait.

De ce magma quelque chose s’est perdu,
se transforme, tu ne te reconnais plus et tu trembles.
Serait-ce cet enfant-serpent vorace qui s’en vient sur le chemin,
Où cette femme qui ne veut pas d’enfant que tu crains?

Écoute !
Le bourdonnement d’abeilles revient,
déborde à l’oreille.
Bouille l’amour bouille.

S’en saouler pour cuisiner le bonheur à petites doses.
S’en griser pour apprêter le bleu des âmes.

Avec ce sentiment de liberté qui te tient
et cette faim jamais rassasiée qui t’obsède.
Ce désir toujours renouvelé qui te transforme.
Cette corne d’abondance que tu espères.

Tu bouilles ma sœur, tu bouilles
Vorace et belle.





pour Laurence Loutre Barbier





Tu te tient là,
compagne de l’intime
sur le fil du chemin des âmes.
Au passage de l’adieu au visage,
tu prends soin.
Le coeur sous les mains,
l’autre sous les fleurs.
En poésie, tu pompes-funèbres.
En joie de vivre, tu nuages au-dessus des cercueils.


Et voilà le visage est ensilencé.


Sur les grandes dalles au fond des gorges,
des pas gravés dans le sang des pierres nous invitent.
Parcourant le chemin depuis toujours emprunté,
nous côtoyons les promeneurs inconnus de l’autre rive.


L’horizon se rapproche, les couleurs changent.
Le matin plein de lumière s’étonne.
Au loin, quelqu’un nous fait signe,
une langue invisible traverse le temps,
une barque de pierre au drapé bleu dépose la passagère.


Au loin un oiseau chante…




pour Annuka Nyyssönen



Tu te vois loupiote de dix lustres *
noires les mûres, les mains violettes.
Et la nuit venue ce poids sur ta poitrine,
Cauquemare se tient là à t’étouffer.

Ce qu’il y a sous nos lits,
ce qu’il y a dans le placard,
ce qui se tient dans le puits,
ce qui se tient dans nos cauchemars.
Toutes ces figures de l’ombre t’accompagnent.

Et ton sourire content
à l’évocation de ces êtres.
Du délice de la rencontre
des figures de l’ombre
des passages

angoisses aussi dans le placard !

Oreille tendue à ces processions anciennes et nouvelles,
tu donnes paroles au Croque Mitaine, au Couchuiteur,
Homme au dos rouge et Bête Havette en boucles d’oreille.

Revivre les triomphes et les terreurs de l’enfance,
suivre les ogres de la nuit,
de la forêt des origines pour se retrouver face à la merveille.

Hardi les filles !
Retournons courir dans les bois, arpentons les landes et les falaises de nos imaginaires, laissons-nous surprendre par ces lieux et entités inconnus, et peut-être alors découvrirons-nous quelque chose...pour la première fois.


*
Clin d’œil à Valérie Rouzeau



pour Swan Blachère



Anciens cailloux semés par maints Poucets,
nos mots sont pâles reflets
des contes des mille et une vies,
enluminures enrochées
qui nous font signe.

2015. Barbarie.
Palmyre détruite !
Palmyre en ruine !
C’est le gong sur ton écran intérieur.

Tu enfourches tes bottes de sept-lieux
pour un sacré voyage
Tu archéologises
d’ici en Mésopotamie
sur les traces du défricheur des tablettes d’argile.

Ô Gilgamesh
sur le fil de quelle amoureuse amitié,
Ô Enkidou
sur le fil de quelle amitié amoureuse,
vous tenez-vous ?

De cette traversée sans âge,
cette quête d’immortalité,
ce dépouillement espéré,
simplement le chemin d’être un homme parmi les hommes.

Les femmes sont là. Elles sont la clé.
Au croisement, au tunnel et jusqu’à la dernière qui te diras :
Réjouis-toi car tu es vivant !

Et nous toutes à la joie d’écouter l’histoire,
sommes là.







pour Anne Deval



Sur le chemin des dames
quelque chose se lève.
Une lumière inventive voit le jour.

Par la force du rêve,
le geste répétitif se fait poing levé.
Vika, femme ouvrière
se réinvente.

Au même moment, dans les bois,
le petit Chaperon Rouge varie, dévie,
renverse, inverse l’histoire.
Sans compter sur le loup zadiste
qui vagabonde en forêt de loup en lutte
et ne parle plus que de coopératives !

De la circulation des femmes,
de quelques hommes aussi,
le collectif s’en vient.
Que d’ardeur pour changer les imaginaires !
Long souffle de la condition humaine !

À l'affût,
sur le qui-vive,
de ce qui rassemble,
de ce qui dépasse,
des révoltes, des cris
de mouvantes extravagances
émergent.

Les combats de l’ombre offrent
les paroles qui ne meurent jamais


Vika,
sœur sorcière,
je suis Morgane de toi !





pour Hélène Palardy




Du cours de l’eau
au cours de la vie,
du cours des choses
du courage de l’ordinaire
résonnent les rives de Jasper.

À l’ombre
d’un père silence
d’une mère courage
et de tous les absents sur le rivage,
faire un vœu, nommer les oiseaux
fermer les yeux, compter les bateaux
ne suffit pas.

Saperlipopette !

À la une à la deux à la trois !

Partir le cœur tapant sur le fil de la mémoire,
tirer sa parole pour se rafistoler de la tête aux pieds
s’aventurer à tracer les lignes d’une main,
ramasser le petit bois à flamber le sort,
allumer le rêve qui n’a pas encore été fait.


À la une à la deux à la trois !

Le vaisseau des utopies sous un ciel de lit
navigue en haute mer à contre courant .
Rendez-vous demandé à la porte des jours heureux
en tout signe
en toute langue

en silence




pour Julie Boitte



Celle qui a une plume,
il lui manque une case…
quelle étrangeté magique !

De la folie ordinaire
de menus bleus s’éparpillent.
Les pieds sur terre,
pas de logique !

De l’art de se perdre,
de rêve-errance,
de renouveler l’air,
c’est juste une question de degré.

Un fil invisible déroule son bleu,
sous la table de la salle à manger,
sur le dos d’une colline
au fond d’un jardin incertain.

Suspendue à la fenêtre,
une boule de verre bleue
se raconte une histoire.
L’ombre grisée des branches
sur le mur ocre
l’écoute.

Bleu des lointains, bleu des bleuets, lavande,
pervenche, myosotis et gentiane,
lapis-lazuli, aigue-marine, bleu de nuit, indigo et cyan…
ces bleus-là sauvent du malheur pendant quelques éternités.

S’en saouler pour cuisiner l’étrangeté à petites doses.
S’en griser pour apprêter le bleu des âmes.





pour Catherine Gaillard




L'ombre d'un vieux lion tangue…
Me voilà vulnérable
et tempête bleue.

Je me défends parce que je ne suis pas dure,
je me défends pour elles.
Elles, amazones, ma zone d’estime, d’intime,
tout ce qui tend sur ma corde fragile,
mon poids de gaité, mon volume de chagrin.

Nous aurons le vin fou,
nous aurons le temps d’elles,
oiselles, filles, demoiselles
tant d’ailes,
tant d’amour lesbiennes,
femmes en amour,
tant
nos mains serrées
nos poings debout
Sistas

Vulnérable
je suis une tempête bleue

vulnérable

tempête bleue


bleue









pour Julie Boitte




Elle se tient là.
La maison.
L’antre.
Le refuge de nos solitudes.


Cognant aux chaises, aux tables et aux songes
d’une maison depuis longtemps close,
je mets mes pas entre les herbes et les coquillages.
Je suis le miroir où se reflètent
d’autres vies murmurantes…

Je suis la veilleuse.
Je suis la liée.

Entendez vous?

Au-dessus du foyer,
d’où s’échappent des églantiers,
il y a d’autres voix, qui tout à coup transpercent le jour.

Entendez-vous ?

Et cette porte qui s’ouvre sur le jardin de la chambre…
Toute cette vie chuchotante,
matrice-source abreuvant d’autres mondes…

Entendez vous ?









pour Anne Deval




Un trousseau de clés.
Attention, la petite clé, pas toucher !

Comme les dents te grincent
de tant vouloir en découdre avec lui.
Impossible de n’être qu’une russe femme
aristocratique.

Ouvrir la porte.
Sortir dans la lumière.
Voilà le chemin.

Il y a parfois d’illuminants séismes à l’intérieur de l’être.
Soudain un sentiment d’infini souffle et te lève.
Une lame de fond, un mascaret…

Et tu penses aux femmes de merveilleuses vies.
À leur coup de dés, à leurs coups de reins.
*

Puis une voix qui t’appelle.
Celle de ta grand-mère…

Anne, c’est la lutte finale ?


* Clin d’œil à Valérie Rouzeau !





pour Anne Borlée





Un bateau de roses sombre sans bruit au fond de toi.

Des mots poussent
entre des iris et des aubépines de silence
qui retiennent au fond de toi une langue sacrée
que ta bouche voudrait prononcer.

Tu ne peux t’en faire qu’une idée
en laissant errer ton âme
dans les forêts-fourrures
où des femmes dansent sous la lune.

Femmes fées
Femme monde
Déesses

Dans une ronde sans âge,
terriblement espérante,
tu vois d’autres sœurs dans des rivières cachées du monde.

Des mots poussent dans ta bouche.

Des mots poussent

Des mots poussent






*****






D
a n s m e s i n s t a n t s c o l o r é s

Petits tableaux de tous les jours. Écriture d’un pied de l’autre.
Géographie du quotidien. Histoires suspendues.


une boule de verre bleue
suspendue à la fenêtre
se raconte une histoire
l’ombre grisée des branches
sur le mur ocre
l’écoute



rouge
sans voix la gorge
j’observe muette derrière la vitre
Rouge-gorge me nargue du coin de l’oeil
trilles en boucle et hop…
disparait au beau milieu des alkékanges
reste la danse silencieuse
de dizaines de gorges
rouges



panier rond tressé en osier doré
entrelacé de traces lumineuses
coque beige rayée de brun
l’escargot
grimpe
en colimaçon
en bave de joie
quelle ronde !


______-__———___———_-_-_——_________———


Le poirier du voisin converse avec le prunier de chez nous
à voix basse
Entrelacement des branches au sommet
Ils font le mur


Délicatement l’ongle du pouce fend la robe
Échappées belles des perles vert tendre
Rebonds légers dans la bassine
Voilà le swing de l’écho sage
des petits pois

La confiture bouille dans le chaudron de cuivre
elle chante
Au perlé
elle chuchote
Au ruban
elle se tait

La glycine grimpe sur le sapin.
Guirlande lumineuse de printemps
La vigne s’enroule sur l’acacia.
Girandole fruitière d’automne.


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Anciens cailloux semés par maints Poucets
nos mots sont pâles reflets
des contes des mille et une vies
enluminures enrrochées
qui nous font signe.


Au palais du désert
quelqu’un marche
quelqu’un cherche
quelqu’un rêve
des broderies minérales
d’une Zerzura intime.

Au loin, un oiseau chante



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Jardins intérieurs

Récit poétique musical

avec Aliocha Regnard au nyckelharpa
et
Bernadète Bidaude à l'écriture et au récit

Jardins intérieurs est un duo.
De petits textes poétiques, portraits brefs,
ciselés, émouvants, drôles, portés par la voix
parlée et chantée de
Bernadète Bidaude,
et un paysage musical finement travaillé
en résonance, mélodie et son sensibles,
par le jeu d’
Aliocha Regnard au nyckelharpa.
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Les temps qui courent…!


Diptyque

Volet 1 - La vie avec Oradour
Volet 2 -
De sang et de lait




Il est des lieux que la mémoire encercle, forçant le visiteur à se
retourner sur soi, le poussant vers ces interrogations premières que
l’urgence de la vie fait si souvent oublier.


Oradour-sur-Glane et Elne sont de ceux-là, et Bernadéte Bidaude
les a longuement arpentés. Seule, ou avec Robert Hébras en
limousin pour une première résidence ou bien en compagnie des
enfants nés à la maternité d’Elne, dans les Pyrénées Orientales,
pour une deuxième résidence ou encore marchant à la rencontre
d'autres habitants de ces deux pays.


À la rencontre des paroles, des bruits, des silences qui peuplent
ces sites, s’en approchant et s’en éloignant tour à tour, y revenant
en réalité comme en pensée ou en rêve, elle a longuement mûri
deux récits qui ne sont ni des témoignages, ni de l’histoire, ni des
créations poétiques, ni des chants, ni des épopées… et qui
pourtant sont un peu de tout cela en même temps.



Écriture/Voix/Chant Bernadète Bidaude -
Lumière
Jessy Ducatillon -
Regard extérieur
Jean-Louis Cousseau
Régisseur de tournée Philibert Lantieri


Partenaires de résidence et création : La Mégisserie Scène conventionnée de Saint Junien (87), Ville d’Elne, Ville d’Alenya, Ministère de la Culture/DRAC Languedoc-Roussillon, Région Languedoc-Roussillon, Département des Pyrénées-Orientales


Un beau travail de présentation de ce travail par Natalia Leclerc
pour Le Poulailler - la Revue indépendante du bout du monde
https://web.archive.org/web/20180829160601/http:/le-poulailler.fr/2016/11/tous-barbares-de-sang-et-de-lait-au-festival-grande-maree/

Et voilà des mots de spectateurs, critiques… :
Ce qu’ils en disent…